L'Hypnose, c'est quoi ?

L’hypnose :

Le mot « hypnose » designe à la fois :

  • un état de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, qui est en fait un état naturel que l’on peut vivre quotidiennement lorsque par exemple on laisse l’esprit « s’échapper » en regardant défiler le paysage depuis un véhicule, ou bien en regardant les flammes d’un feu danser.
  • un ensemble de techniques permettant de provoquer cet état.

J’utiliserai donc l’hypnose pour vous mener en hypnose…

Qu’apporte l’état d’hypnose ?

Lorsque vous êtes en état d’hypnose, votre esprit rationnel critique « part en voyage ». Ainsi au lieu de vous focaliser sur votre problématique (que vous connaissez trop bien) vous pouvez utiliser votre imagination de manière beaucoup plus libre, notamment pour devenir créatif et trouver de nouvelles solutions à votre problématique.

Les usages sont multiples avec par exemple :

  • Renforcer les ressources du client, développer ses capacités (concentration, mémoire, créativité) et sa confiance en soi
  • Diminuer le stress physique et mental, et mieux gérer certaines situations (anxiété, peurs)
  • Gérer la douleur, de manière ponctuelle (ex. extraction dentaire, accouchement) ou en cas de douleurs chroniques (après diagnostic médical)
  • Faciliter le sommeil
  • Changer des habitudes de vie notamment en cas de dépendance (en complément d’un suivi médical et/ou psychologique)
  • Soulager les symptômes de dépression ou de burn-out (après diagnostic médical)

Les différentes techniques d’hypnose :

L’Hypnose dite « Classique » :  elle se base sur la dissociation conscient-insconscient et est en générale assez directive. Tout praticien en hypnose connait des techniques issues de l’hypnose classique mais on l’utilise en tant que telle surtout dans ses applications médicales.
Remarque : L’hypnose de spectacle utilise des techniques de base de l’Hypnose Classique, avec un aspect autoritaire et directif de l’hypnotiseur.

L’Hypnose « Ericksonienne » : du nom du psychiatre américain Milton Erickson qui usait de stratégies très particulières, cherchant volontairement le flou, l’ambigu pour tromper l’esprit rationnel de ses patients, racontant des anecdotes et leur donnant des tâches (souvent très créatives). 

La Nouvelle Hypnose : elle reprend les éléments de l’hypnose classique, de l’hypnose éricksonnienne, ainsi que les apports de la PNL, dans une optique moins directive, et en intégrant la participation du patient.

L’Hypnose Humaniste : développée par Olivier Lockert, elle ne se base plus sur la dissociation conscient-insconscient mais inverse l’induction hypnotique habituelle pour reconnecter la personne à elle-même et aux autres, à l’associer ou l’éveiller davantage.  

ICF - International Coach Federation
ICF - International Coach Federation

Code de déontologie :

Nous respectons le code de déontologie de RITMA (Regroupement des Intervenants et Thérapeutes en Médecine Alternative) et de ICF (International Coach Federation) notamment sur les aspects d’information et de respect du client, de confidentialité et de conflit d’intérêts.

L’hypnothérapie dans le cadre de la Loi 21 (Québec) :

Depuis juin 2012, pour exercer la psychothérapie au Québec, y compris par le biais de l’hypnose, il faut être psychologue, médecin ou détenteur d’un permis de psychothérapeute. N’étant ni psychologue, ni médecin ni détentrice d’un permis de psychothérapeute, je n’utilise donc pas les techniques d’hypnose dans la cadre d’une psychothérapie.

Pour rappel, la psychothérapie est définie à l’article 187.1 du Code des professions comme suit :
« Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien. »

Le praticien en hypnose peut donc utiliser l’hypnose dans le cadre des types suivants d’interventions :

  • La rencontre d’accompagnement qui vise à soutenir la personne par des rencontres, qui peuvent être régulières ou ponctuelles, permettant à la personne de s’exprimer sur ses difficultés. Dans un tel cadre, le professionnel ou l’intervenant peut lui prodiguer des conseils ou lui faire des recommandations.
  • L’intervention de soutien qui vise à soutenir la personne dans le but de maintenir et de consolider les acquis et les stratégies d’adaptation en ciblant les forces et les ressources dans le cadre de rencontres ou d’activités régulières ou ponctuelles. Elle implique notamment de rassurer, prodiguer des conseils et fournir de l’information en lien avec l’état de la personne ou encore la situation vécue.
  • L’intervention conjugale et familiale qui vise à promouvoir et à soutenir le fonctionnement optimal du couple ou de la famille par l’intermédiaire d’entretiens impliquant souvent l’ensemble de ses membres. Elle a pour but de changer des éléments du fonctionnement conjugal ou familial qui font obstacle à l’épanouissement du couple ou des membres de la famille ou d’offrir aide et conseil afin de faire face aux difficultés de la vie courante.
  • L’éducation psychologique qui vise un apprentissage par l’information et l’éducation de la personne. Elle peut être utilisée à toutes les étapes du processus
    de soins et de services. Il s’agit de l’enseignement de connaissances et d’habiletés spécifiques visant à maintenir et à améliorer l’autonomie ou la santé de la personne, notamment à prévenir l’apparition de problèmes de santé ou sociaux incluant les troubles mentaux ou la détérioration de l’état mental. L’enseignement peut porter par exemple sur la nature de la maladie physique ou mentale, ses manifestations, ses traitements y incluant le rôle que peut jouer la personne dans le maintien ou le rétablissement de sa santé et aussi sur des techniques de gestion de stress, de relaxation ou d’affirmation de soi.
  • La réadaptation qui vise à aider la personne à composer avec les symptômes d’une maladie ou à améliorer les habiletés. Elle est utilisée, entre autres, auprès des personnes souffrant de problèmes significatifs de santé mentale afin de leur permettre d’atteindre un degré optimal d’autonomie en vue d’un rétablissement. Elle peut s’insérer dans le cadre de rencontres d’accompagnement ou de soutien et intégrer, par exemple, la gestion des hallucinations et l’entraînement aux habiletés quotidiennes et sociales.
  • Le suivi clinique consiste en des rencontres qui permettent l’actualisation d’un plan d’intervention disciplinaire. Il s’adresse à des personnes qui présentent des perturbations comportementales ou tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique ou des problèmes de santé incluant des troubles mentaux. Il peut impliquer la contribution de différents professionnels ou intervenants regroupés en équipes interdisciplinaires ou multidisciplinaires. Ce suivi peut s’inscrire dans un plan d’intervention au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux ou de la Loi sur l’instruction publique, se dérouler dans le cadre de rencontres d’accompagnement ou d’interventions de soutien, telles que définies précédemment et également impliquer de la réadaptation ou de l’éducation psychologique. Il peut aussi viser l’ajustement de la pharmacothérapie.
  • Le coaching qui vise l’actualisation du potentiel par le développement de talents, ressources ou habiletés de personnes qui ne sont ni en détresse, ni en souffrance, mais qui expriment des besoins particuliers en matière de réalisations personnelles ou professionnelles.
  • L’intervention de crise qui consiste en une intervention immédiate, brève et directive qui se module selon le type de crise, les caractéristiques de la personne et celles de son entourage. Elle vise à stabiliser l’état de la personne ou de son environnement en lien avec la situation de crise. Ce type d’intervention peut impliquer l’exploration de la situation et l’estimation des conséquences possibles, par exemple, le potentiel de dangerosité, le risque suicidaire ou le risque de décompensation, le désamorçage, le soutien, l’enseignement de stratégies d’adaptation pour composer avec la situation vécue ainsi que l’orientation vers les services ou les soins les plus appropriés aux besoins.

Source : Accord entre L’École de Formation Professionnelle en Hypnothérapie du Québec et l’Ordre des Psychologues du Québec – 2015

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